Transport · Train

Le Train Jaune des Pyrénées

parcours et singularités

Une ligne jaune et rouge qui grimpe dans la Cerdagne : ce qu’est vraiment le Train Jaune, son parcours, ses ouvrages d’art, et comment préparer la balade.

Le pont Gisclard, pont suspendu ferroviaire de la ligne du Train Jaune, au-dessus d'une vallée boisée.
Réponse rapide

Le Train Jaune est une ligne TER qui traverse la Cerdagne, dans les Pyrénées-Orientales, entre Villefranche-de-Conflent et Latour-de-Carol. Sur une soixantaine de kilomètres et environ trois heures de trajet, il grimpe jusqu’à la plus haute gare de France, franchit le viaduc Séjourné et le pont Gisclard, et propose l’été des voitures découvertes à ciel ouvert.

  • Une vraie ligne TER, en service toute l’année, pas une simple attraction.
  • Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol, environ 60 km, près de 3 h.
  • La plus haute gare de France, à près de 1 600 mètres.
  • Voitures découvertes l’été, à ciel ouvert.

Le Train Jaune, qu’est-ce que c’est ?

On l’appelle le Train Jaune, parfois le Canari, et en catalan lo Tren Groc. C’est une ligne de chemin de fer qui grimpe dans la Cerdagne, au cœur des Pyrénées-Orientales. Ses voitures portent le jaune et le rouge, les couleurs catalanes, et ça se voit de loin sur le flanc vert des montagnes.

Le détail qui change tout : ce n’est pas une attraction touristique posée là pour les vacanciers. C’est une vraie ligne du réseau régional, un TER qui circule toute l’année et qui relie des villages d’altitude pas toujours faciles d’accès. On peut le prendre pour le panorama, ou simplement pour aller d’un bourg à l’autre. Les deux usages cohabitent depuis plus d’un siècle, et c’est ce mélange qui fait son charme.

Le parcours

de Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol

La ligne relie Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol, sur une soixantaine de kilomètres. En chemin, elle dessert une vingtaine de gares, dont seulement une poignée sont des arrêts systématiques : Olette, Mont-Louis, Font-Romeu, Saillagouse ou Bourg-Madame, parmi d’autres. Les petites haltes ne s’arrêtent que sur demande, ce qui donne au trajet un côté tranquille, presque artisanal.

Au départ de Villefranche-de-Conflent, on quitte une cité fortifiée classée, et on monte vers les plateaux de Cerdagne. Le paysage se transforme à vue d’œil : les versants boisés laissent place aux estives et aux villages de pierre accrochés à la pente. Beaucoup de voyageurs ne font d’ailleurs qu’une partie du trajet, entre deux gares qui les intéressent, plutôt que la ligne entière.

Repère En bref
Départ et arrivée Villefranche-de-Conflent ↔ Latour-de-Carol
Longueur de la ligne Une soixantaine de kilomètres
Durée du trajet complet Environ trois heures
Point culminant Bolquère-Eyne, près de 1 600 m, plus haute gare de France
Exploitant TER liO, SNCF Occitanie

Ce qui rend la ligne unique

Techniquement, le Train Jaune est un cas à part. La voie est à écartement métrique, plus étroite que les lignes classiques, et le train tire son courant d’un troisième rail posé au sol, le long de la voie — une rareté en France. Pas de crémaillère pour autant : il monte par simple adhérence, à la force des roues sur le rail.

Cette mécanique lui permet d’atteindre des hauteurs respectables. La gare de Bolquère-Eyne, sur le parcours, culmine à près de 1 600 mètres : c’est la plus haute gare de France. À cette altitude, l’air change, la lumière aussi.

Les voitures découvertes

Aux beaux jours, certaines rames comportent des voitures à ciel ouvert, sans toit ni vitres, juste des barrières. On y voyage le visage au vent, avec le bruit du rail et l’odeur de la montagne. C’est rustique, parfois frais, et c’est la place idéale pour regarder défiler le paysage — prévoyez tout de même de quoi vous couvrir.

Les ouvrages d’art à ne pas rater

Construire cette ligne au début du XXe siècle a demandé des trésors d’ingénierie. On compte des centaines d’ouvrages le long du parcours — tunnels, viaducs, ponts. Deux d’entre eux méritent qu’on lève le nez.

En pierre

Le viaduc Séjourné

Ses grandes arches superposées enjambent la vallée. C’est l’image classique du Train Jaune, celle des cartes postales : un ouvrage massif et élégant, qui semble taillé pour durer.

Pont suspendu

Le pont Gisclard

Un pont suspendu ferroviaire, type d’ouvrage qu’on ne croise presque jamais. Il porte le nom du commandant Gisclard, son concepteur, mort lors d’un essai de la ligne. Au passage du train, le tablier vibre légèrement.

Préparer sa balade à bord

Le Train Jaune se prend toute l’année, mais l’expérience n’est pas la même selon la saison. L’été, les voitures découvertes sont ouvertes et les plateaux de Cerdagne sont au vert. L’hiver, le décor se couvre de neige et le train dessert des stations de ski, mais on voyage à l’abri. Le printemps et l’automne offrent une lumière douce et moins de monde.

Côté pratique, mieux vaut réserver, surtout en haute saison où les rames se remplissent vite. Les horaires varient selon la période, et le train ne circule pas au même rythme toute l’année : le plus sûr est de les vérifier à l’avance sur SNCF Connect ou sur le site du TER liO Occitanie, plutôt que de se fier à une grille trouvée au hasard.

Qu’est-ce que le Train Jaune ?

C’est une ligne de chemin de fer du réseau régional, surnommée le Canari, qui traverse la Cerdagne dans les Pyrénées-Orientales. Aux couleurs catalanes jaune et rouge, c’est à la fois un TER en service toute l’année et une ligne panoramique.

Quel est le parcours du Train Jaune ?

Il relie Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol sur une soixantaine de kilomètres, en desservant une vingtaine de gares comme Mont-Louis, Font-Romeu ou Saillagouse. Plusieurs haltes ne s’arrêtent que sur demande.

Combien de temps dure le trajet ?

Environ trois heures pour la ligne entière. La voie grimpe et serpente, donc le train avance sans se presser. Beaucoup de voyageurs n’en font qu’une portion, entre deux gares qui les intéressent.

Pourquoi le Train Jaune est-il jaune et rouge ?

Ce sont les couleurs catalanes, celles du sang et de l’or, fortes dans cette région frontalière. Elles rendent les rames bien visibles dans le paysage de montagne et ont donné son surnom au train.

À quelle saison prendre le Train Jaune ?

Il circule toute l’année. L’été ouvre les voitures découvertes, l’hiver dessert les stations de ski sous la neige, le printemps et l’automne offrent une lumière douce et moins de monde. Pensez à vérifier les horaires à l’avance.

Au fond, le Train Jaune se savoure mieux sans montre : on choisit une portion, on s’installe côté vallée, et on laisse la Cerdagne défiler au rythme tranquille du Canari. Le reste, c’est le paysage qui s’en charge.