franceinfo
ce que recouvre le nom, de la radio de 1987 à la chaîne d’aujourd’hui
Une radio née en 1987, une chaîne et une offre numérique lancées en 2016, portées par des entreprises publiques différentes sous une bannière commune. Les repères pour s’y retrouver.
franceinfo désigne aujourd’hui quatre supports réunis sous une même marque : une radio d’information en continu créée le 1er juin 1987, première du genre en Europe, une chaîne de télévision lancée en septembre 2016, un site et une application. La radio relève de Radio France, la chaîne de France Télévisions. La chaîne se trouve sur le canal 16 de la TNT, elle est gratuite et diffusée sans publicité.
- Radio : créée le 1er juin 1987, éditée par Radio France
- Télévision : lancée en septembre 2016, éditée par France Télévisions
- Offre globale : réunie sous une marque unique depuis le 24 août 2016
- Canal : 16 de la TNT, en clair et sans publicité
Un seul nom, plusieurs médias
La confusion est logique, parce que le nom désigne quatre choses à la fois. Il y a une radio d’information en continu, une chaîne de télévision, un site et une application mobile. Tout cela porte la même marque et partage la même identité visuelle, ce qui donne l’impression d’un média unique.
Ce n’est pourtant pas la même maison qui les produit. La radio relève de Radio France. La chaîne de télévision est éditée par France Télévisions. Le site et l’application appartiennent au même ensemble numérique, issu de l’offre en ligne de la télévision publique. Ce sont des entreprises publiques distinctes, avec leurs équipes, leurs studios et leurs directions, réunies sous une bannière commune.
Savoir cela règle la plupart des malentendus. Les contenus se répondent et se recoupent, mais les formats ne sont pas les mêmes : ce qu’on écoute par bribes en voiture ne se fabrique pas comme ce qu’on regarde en continu le soir.
1987
la radio qui a lancé l’info en continu
L’histoire commence le 1er juin 1987, à l’initiative de Roland Faure et de Jérôme Bellay. Ce jour-là naît la première radio d’information en continu en Europe. À l’époque, l’idée surprend, et elle inquiète même une partie de la profession : consacrer une antenne entière à l’information, sans grille de programmes au sens classique, semble un pari incertain.
Le principe est pourtant d’une simplicité redoutable. L’information tourne en cycles courts et répétés, avec des rendez-vous fixes — titres, météo, économie, sport. On ne s’installe pas devant cette radio, on la prend en route. Quelques minutes suffisent pour savoir l’essentiel, et si l’on reste, l’information revient enrichie.
Ce format a fait école. Il structure encore la manière dont l’information continue se fabrique et se consomme, à la radio comme ailleurs — y compris chez ceux qui sont arrivés bien après.
2016
la bascule vers une offre globale
Le deuxième temps fort intervient près de trente ans plus tard. Le 24 août 2016, une offre globale d’information publique est lancée, à l’initiative conjointe de quatre acteurs : France Télévisions, Radio France, France Médias Monde — qui porte l’audiovisuel extérieur de la France — et l’Institut national de l’audiovisuel, chargé de la conservation et de la valorisation des archives. Elle réunit sous une marque unique la radio existante, un site et une application.
Quelques jours plus tard, au début du mois de septembre, la chaîne de télévision est lancée par France Télévisions. Le service public dispose alors, pour la première fois, d’une offre d’information continue présente simultanément à la radio, à la télévision et en ligne.
L’opération n’était pas seulement cosmétique. Elle a mis autour de la table des entreprises qui travaillaient jusque-là séparément, avec des cultures de rédaction différentes — le tempo de la radio n’est pas celui de la télévision, et aucun des deux n’est celui du numérique.
La chaîne de télévision et le canal 16
Pour la trouver sur un téléviseur, la chaîne occupe le canal 16 de la télévision numérique terrestre. La numérotation de la TNT ayant déjà bougé par le passé, mieux vaut vérifier son ordre de canaux en cas de doute plutôt que de se fier à une habitude.
Deux caractéristiques la distinguent des chaînes d’information privées. La diffusion est gratuite et sans publicité, ce qui change le rythme d’antenne : pas d’écran à tenir, donc pas de direct découpé autour des coupures. Et la ligne revendiquée fait une place plus large aux magazines, au décryptage et au retour sur les faits qu’au commentaire permanent.
| Support | Où le trouver | Bon à savoir |
|---|---|---|
| La radio | Bande FM, radio numérique terrestre et écoute en ligne | Le support historique, en continu depuis 1987 |
| La chaîne de télévision | Canal 16 de la TNT, et en direct en ligne | Gratuite et sans publicité, lancée en septembre 2016 |
| Le site et l’application | Navigateur web et application mobile | Articles, direct et replay réunis au même endroit |
franceinfo, France Inter, France Culture
qui fait quoi
Les antennes publiques sont souvent confondues, alors que leurs rôles sont distincts et pensés comme complémentaires. On ne passe pas de l’une à l’autre pour la même raison, ni au même moment de la journée.
franceinfo
Le fil des faits en temps réel, dans des formats courts et répétés. Une antenne qu’on prend en route, pour savoir vite où en sont les choses.
France Inter
De l’information, mais aussi de la culture, de la musique, du divertissement et de l’humour, dans une grille construite autour de rendez-vous longs.
France Culture
La culture, les sciences et les idées, avec des documentaires et des entretiens qui prennent le temps du développement.
Ce que le statut de service public change concrètement
Le financement est public, ce qui signifie que la chaîne d’information ne dépend pas de recettes publicitaires. S’y ajoutent des exigences affichées : fiabilité, réactivité, impartialité, et une politique de transparence sur les invités reçus à l’antenne, dont la liste est rendue publique.
Ce cadre n’exempte évidemment personne de la critique. Il explique en revanche des choix de forme qu’un téléspectateur remarque sans toujours les relier à leur cause : un direct qui n’est pas interrompu, des sujets qui reviennent sur des faits plus anciens, une part donnée au décryptage que le modèle publicitaire rend plus difficile à tenir.
Reste l’essentiel, souvent oublié : ce nom recouvre d’abord une idée née en 1987, celle d’une antenne où l’information tourne et où l’on peut entrer à n’importe quel moment. Tout le reste s’est construit autour.
Qui produit franceinfo ?
Plusieurs entreprises publiques distinctes sous une marque commune : la radio relève de Radio France, la chaîne de télévision est éditée par France Télévisions, le site et l’application appartiennent à l’ensemble numérique de la télévision publique.
Depuis quand la radio existe-t-elle ?
Depuis le 1er juin 1987. Créée à l’initiative de Roland Faure et Jérôme Bellay, elle a été la première radio d’information en continu en Europe, avec un format de cycles courts et répétés que l’on prend en route.
Sur quel canal se trouve la chaîne de télévision ?
Sur le canal 16 de la TNT. Elle est aussi accessible en direct en ligne, sur le site et l’application. La numérotation de la TNT ayant déjà évolué, il peut être utile de la vérifier en cas de doute.
Où écouter la radio ?
Sur la bande FM, en radio numérique terrestre et en écoute en ligne, sur le site comme sur l’application. C’est le support le plus ancien de la marque et le plus largement diffusé.
Y a-t-il de la publicité sur la chaîne ?
Non. La chaîne est diffusée gratuitement et sans publicité, ce qui modifie son rythme d’antenne : le direct n’est pas découpé autour d’écrans publicitaires.
Quelle différence avec France Inter ?
France Inter est une antenne généraliste, qui mêle information, culture, musique, divertissement et humour dans des rendez-vous longs. franceinfo est consacrée à l’information en continu, dans des formats courts et répétés.
Radio et télévision partagent-elles la même rédaction ?
Elles relèvent d’entreprises différentes, Radio France pour l’une et France Télévisions pour l’autre, réunies depuis 2016 dans une offre commune. Les équipes et les studios restent distincts, avec des tempos de fabrication propres à chaque support.