Les avions easyJet
quelle flotte et à quoi s’attendre à bord
Une seule famille d’appareils, une cabine sans classe affaires et une logique de bagage à deux niveaux.
easyJet exploite exclusivement des appareils de la famille Airbus A320 : A319, A320 en versions ceo et neo, et A321neo. Cette homogénéité rend l’expérience très prévisible d’un vol à l’autre. La cabine est mono-classe, sans écrans individuels, et la restauration est payante.
- Que des Airbus : aucun Boeing dans la flotte, uniquement la famille A320.
- Cabine mono-classe : pas de classe affaires, ce qui se vend en supplément est un emplacement.
- Bagages à deux niveaux : un petit bagage inclus sous le siège, un bagage cabine plus grand payant.
- Le piège classique : le contrôle de taille à la porte d’embarquement, facturé sur place.
Une flotte entièrement Airbus
easyJet ne fait voler qu’une seule famille d’appareils : l’Airbus A320. Pas de Boeing, pas de mélange de constructeurs. Un passager qui embarque sur un vol easyJet monte dans un A319, un A320 ou un A321neo, et rien d’autre.
Ce choix n’a rien d’anecdotique dans le modèle économique d’une compagnie à bas coûts. Une flotte homogène simplifie tout : les pièces détachées sont communes, la maintenance est standardisée, et les équipages qualifiés sur un modèle peuvent voler sur les autres avec une formation réduite. Chaque appareil devient interchangeable, ce qui permet de remplacer un avion immobilisé sans réorganiser tout le programme.
Pour le voyageur, la conséquence est une forme de prévisibilité. La cabine est configurée de la même manière d’un vol à l’autre, les règles de bagage sont dimensionnées pour les mêmes coffres, et l’expérience varie peu selon la destination.
Les effectifs exacts par modèle évoluent en permanence, au rythme des livraisons et des retraits d’appareils plus anciens. Les citer au nombre près n’aurait pas grand intérêt : la page flotte de la compagnie reste la seule référence à jour.
A319, A320, A320neo, A321neo
ce que ça change pour le passager
Ces désignations disent d’abord une chose : la longueur du fuselage, donc le nombre de sièges. Le sigle neo, pour new engine option, désigne les versions remotorisées ; ceo, pour current engine option, les générations précédentes.
| Appareil | Sa place dans la flotte | Ce que le passager perçoit |
|---|---|---|
| A319 | Le plus court de la famille, et le plus ancien en service | Cabine plus courte, embarquement et débarquement plus rapides |
| A320 (ceo) | Le format central, celui qu’on rencontre le plus souvent | La référence : c’est l’expérience easyJet standard |
| A320neo | Même format, motorisation récente | Niveau sonore sensiblement plus bas en cabine et au sol |
| A321neo | Le plus long, capacité nettement supérieure | Lignes très fréquentées, cabine plus longue, flux d’embarquement plus dense |
La réponse honnête à la question « sur quel avion vais-je voler » est donc rassurante et un peu décevante : cela ne change pas grand-chose. Un appareil remotorisé est plus silencieux et permet d’ouvrir des liaisons légèrement plus longues, mais le confort du siège ne dépend pas du moteur. Il dépend de l’aménagement de cabine, qui est le même sur toute la flotte.
À quoi ressemble la cabine
La configuration est mono-classe. Il n’y a pas de classe affaires chez easyJet, pas de cabine premium séparée, pas de rideau. Tous les sièges appartiennent à la même catégorie, et ce qui se vend en supplément, ce n’est pas une classe mais un emplacement.
Les sièges ne sont pas équipés d’écrans individuels. Le divertissement à bord repose entièrement sur ce que le passager a emporté. Les prises électriques ne sont pas disponibles à chaque place sur l’ensemble de la flotte : sur les vols les plus longs du réseau, mieux vaut partir avec une batterie externe chargée plutôt que de compter sur une prise.
La restauration est payante. Rien n’est inclus dans le billet, boisson comprise, et le service se fait par vente à bord pendant le vol. Sur un vol court en heure de repas, prévoir quelque chose avant l’embarquement évite d’y penser une fois en l’air. Le billet couvre le transport, et c’est à peu près tout.
Les bagages, principal poste de mauvaise surprise
C’est de loin le sujet qui coûte le plus cher aux passagers mal préparés, et il obéit à une logique à deux niveaux qu’il faut comprendre avant de réserver.
Le petit bagage sous le siège
Il doit tenir sous le siège devant soi. Les dimensions couramment publiées sont de l’ordre de 45 × 36 × 20 cm : c’est l’équivalent d’un petit sac à dos ou d’un sac de voyage souple, pas d’une valise cabine classique.
Le bagage cabine en coffre
Format valise à roulettes, de l’ordre de 56 × 45 × 25 cm, rangé dans le coffre au-dessus des sièges. Un poids maximal s’applique également, de l’ordre de quinze kilos.
Ces dimensions sont à vérifier sur le site de la compagnie avant chaque voyage. La politique de bagage cabine des compagnies à bas coûts a déjà évolué à plusieurs reprises, et aucun article ne peut se substituer à la règle en vigueur le jour du vol.
Un bagage jugé trop grand à l’embarquement est refusé et placé en soute, avec un supplément facturé sur place, généralement plus élevé qu’un achat anticipé. Mesurer son bagage chez soi, poignées et roues comprises, évite l’essentiel de ce risque.
Choisir sa place et embarquer
Sans intervention du passager, les places sont attribuées automatiquement lors de l’enregistrement. L’algorithme ne cherche pas à regrouper les réservations d’un même dossier : voyager à plusieurs sans réserver de sièges expose au risque d’être séparé, y compris avec des enfants.
La sélection de siège est une option payante, dont le prix varie selon l’emplacement. Les rangées avant et les places avec plus d’espace aux jambes sont les plus demandées, donc les plus chères.
Les rangées situées aux issues de secours méritent une mention particulière. Elles offrent davantage d’espace, mais leur accès est conditionné par des règles de sécurité : le passager doit être en mesure d’assister l’équipage en cas d’évacuation, ce qui exclut notamment les enfants, les personnes à mobilité réduite et les passagers voyageant avec un bébé. Ces conditions ne se négocient pas au comptoir.
L’embarquement s’organise par groupes, l’ordre dépendant du type de billet et des options souscrites. Le principe pratique reste le même : plus on embarque tard, moins il reste d’espace disponible dans les coffres au-dessus des sièges.
Ce que ce modèle implique sur le confort
La famille A320 est conçue pour le court et le moyen-courrier, et c’est exactement l’usage qu’en fait la compagnie. Les vols du réseau se comptent en heures, rarement au-delà.
La densité de sièges est élevée, ce qui réduit l’espace entre les rangées par rapport à une compagnie traditionnelle sur le même appareil. Sur un vol d’une heure et demie, la différence reste supportable pour la plupart des passagers. Sur les liaisons les plus longues du réseau, vers les îles méditerranéennes ou le nord de l’Europe, elle se ressent davantage, en particulier pour les personnes de grande taille.
L’autre caractéristique du modèle tient aux rotations serrées. Un même appareil enchaîne plusieurs vols dans la journée, ce qui laisse peu de marge en cas d’aléa. Un retard pris le matin se propage souvent sur les vols suivants, phénomène bien connu des voyageurs réguliers. Réserver un vol tôt dans la journée réduit l’exposition à cet effet de cascade.
À vérifier avant de partir
Quatre points se contrôlent en quelques minutes et évitent l’essentiel des mauvaises surprises.
Les dimensions et le poids autorisés pour les bagages, sur le site officiel de la compagnie. Le type de billet souscrit et ce qu’il inclut réellement en matière de bagage et de siège. L’heure limite d’enregistrement et de présentation à la porte, plus stricte que chez certaines compagnies traditionnelles. Et le terminal de départ, plusieurs grands aéroports européens répartissant les compagnies à bas coûts sur des terminaux éloignés.
Le reste relève du bon sens de voyageur : arriver avec de la marge, avoir sa carte d’embarquement accessible hors connexion, et ne pas compter sur le vol pour se restaurer.
Quels avions utilise easyJet ?
La compagnie exploite uniquement des appareils de la famille Airbus A320 : des A319, des A320 en versions ceo et neo, et des A321neo. Il n’y a pas de Boeing dans la flotte. Les effectifs par modèle évoluent au rythme des livraisons et des retraits : la page flotte officielle de la compagnie est la seule source à jour.
Que signifie neo sur un Airbus A320neo ?
Le sigle neo signifie new engine option et désigne les versions remotorisées de l’appareil. Ces moteurs plus récents consomment moins de carburant et sont sensiblement plus silencieux, en cabine comme au sol. Les versions antérieures sont désignées par ceo, pour current engine option.
Y a-t-il des écrans dans les avions easyJet ?
Non. Les sièges ne sont pas équipés d’écrans individuels et la cabine est configurée en mono-classe, sans classe affaires. Le divertissement repose sur ce que le passager emporte, et les prises électriques ne sont pas disponibles à chaque place sur l’ensemble de la flotte.
Quelles sont les règles de bagage cabine chez easyJet ?
Le système fonctionne à deux niveaux. Un petit bagage est inclus dans tous les billets et doit tenir sous le siège devant soi, avec des dimensions de l’ordre de 45 × 36 × 20 cm. Un bagage cabine plus grand, autour de 56 × 45 × 25 cm et environ quinze kilos, se range dans le coffre mais reste payant. Ces règles évoluent : elles se vérifient sur le site officiel avant chaque vol.
Peut-on choisir sa place chez easyJet ?
Oui, mais c’est une option payante dont le prix dépend de l’emplacement. Sans sélection, les places sont attribuées automatiquement sans regroupement des passagers d’un même dossier. Les rangées aux issues de secours offrent plus d’espace mais leur accès est soumis à des conditions de sécurité qui excluent notamment les enfants et les personnes à mobilité réduite.
Au fond, voler sur cette flotte revient à accepter un marché simple : on renonce au superflu et on garde ce qui fait décoller l’avion. Le passager qui a mesuré son bagage la veille au soir est celui qui trouve le marché honnête.