Train Intercités
ce que c’est et quand le choisir
Entre le TGV et le TER, l’Intercités a sa place. Ce qu’il est vraiment, ses lignes de jour et de nuit, et comment réserver.
Les Intercités sont les trains d’équilibre du territoire, exploités par SNCF Voyageurs sur le réseau classique. Ils relient des villes que la grande vitesse ne dessert pas directement et se situent entre le TGV et le TER. Il existe des lignes de jour, certaines à réservation obligatoire et d’autres sans, ainsi que des Intercités de Nuit pour les longs trajets. C’est l’État qui définit les dessertes et participe au financement de ces lignes.
- Nature : trains d’équilibre du territoire sur réseau classique.
- Position : entre la grande vitesse du TGV et le maillage du TER.
- Réservation : obligatoire sur certaines lignes de jour, pas sur d’autres.
- De nuit : des liaisons longue distance où l’on voyage en dormant.
On croise le mot « Intercités » sur les écrans des gares sans toujours savoir ce qu’il recouvre. Ce n’est ni un TGV, ni un TER, et cette position intermédiaire explique l’essentiel : à qui ces trains s’adressent, sur quelles lignes ils roulent et pourquoi la question de la réservation se pose différemment selon les cas.
Le train Intercités, c’est quoi au juste
Intercités est la marque commerciale des trains d’équilibre du territoire, souvent abrégés en TET. Ils sont exploités par SNCF Voyageurs et circulent sur le réseau ferroviaire classique, pas sur les lignes à grande vitesse. Leur fonction première est de relier entre elles des villes moyennes et grandes que le TGV ne dessert pas directement, et de maintenir des liaisons transversales utiles au désenclavement des territoires.
Une particularité distingue ces trains du reste de l’offre : c’est l’État qui en est l’autorité organisatrice. Il définit les dessertes, les fréquences et la politique d’arrêt, et il participe au financement des lignes en complément des recettes des billets. Cette logique de service public explique que l’Intercités existe précisément là où la seule rentabilité commerciale ne suffirait pas à faire rouler un train.
Intercités, TGV, TER
ne pas confondre
Le plus simple est de situer chaque train par ce qu’il fait. Le TGV roule vite sur des lignes dédiées et relie les grandes métropoles. Le TER dessert finement une région avec des arrêts fréquents, sur des trajets le plus souvent courts. L’Intercités occupe l’espace entre les deux : des trajets de moyenne à longue distance, sur voie classique, avec moins d’arrêts qu’un TER mais sans la grande vitesse.
| Type de train | Réseau et distance | Logique de desserte |
|---|---|---|
| TGV | Lignes à grande vitesse, longue distance | Relier vite les grandes métropoles |
| Intercités | Réseau classique, moyenne à longue distance | Liaisons entre villes hors grande vitesse |
| TER | Réseau classique, trajets courts | Maillage fin d’une région, arrêts fréquents |
Pour aller d’une ville à une autre sans passer par une ligne à grande vitesse, l’Intercités est souvent la solution directe. Le trajet prend plus de temps qu’un TGV équivalent quand il existe, mais il offre une liaison là où la grande vitesse fait défaut, et parfois à un positionnement tarifaire plus mesuré.
Les trains de jour
avec ou sans réservation
C’est la distinction la plus utile. Toutes les lignes Intercités de jour ne fonctionnent pas de la même manière, et savoir à quelle famille appartient la sienne change la façon de préparer son voyage.
Lignes à réservation obligatoire
Le billet est associé à une place précise, comme en TGV, et le nombre de voyageurs est limité aux places disponibles. On y trouve les grandes liaisons radiales très fréquentées : Paris–Clermont-Ferrand, Paris–Limoges–Toulouse ou l’axe Bordeaux–Toulouse–Marseille. Mieux vaut réserver à l’avance.
Lignes sans réservation obligatoire
Le billet n’est pas attaché à une place donnée et le fonctionnement se rapproche d’un train régional sur longue distance. Ce sont des liaisons transversales comme Nantes–Bordeaux, Nantes–Lyon, Nancy–Lyon, Toulouse–Bayonne–Hendaye ou Clermont-Ferrand–Béziers.
Les Intercités de Nuit
La France a conservé, et même relancé, une offre de trains de nuit sous la bannière Intercités de Nuit. Le principe est ancien mais efficace : on embarque le soir, on dort à bord, et on arrive le lendemain matin à l’autre bout du pays. Ces trains relient Paris à des destinations éloignées, notamment vers le sud et les massifs, en couvrant pendant la nuit des distances qu’on mettrait une bonne partie de la journée à parcourir autrement.
On gagne une journée, puisque le trajet se fait en dormant, et on évite une nuit d’hôtel. Le confort dépend du type de place choisi, de la place inclinable à la couchette en compartiment. Ces trains demandent presque toujours une réservation, l’occupation étant par nature limitée.
Réserver et voyager en Intercités
L’achat du billet suit la nature du train. Quelques repères suffisent à ne pas se tromper, de l’identification de la ligne jusqu’à la montée à bord.
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Identifiez votre ligne
Vérifiez si votre trajet est à réservation obligatoire, sans réservation, ou de nuit : c’est ce qui détermine la marche à suivre pour le billet.
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Réservez ou achetez selon le cas
Ligne à réservation obligatoire ou train de nuit : réservez à l’avance, en ligne, sur l’application, en gare ou en boutique. Réserver tôt aide à trouver de la place et souvent un meilleur tarif.
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Validez et voyagez
Sur une ligne sans réservation, le billet n’est pas lié à une place ; pensez à le valider selon les règles en vigueur. Vérifiez les dessertes à jour avant le départ, car elles peuvent évoluer.
Quand choisir l’Intercités
L’Intercités devient le bon choix dès que la grande vitesse ne dessert pas votre trajet, ou quand vous privilégiez une liaison directe à un gain de quelques dizaines de minutes. Pour relier deux villes situées hors des grands axes TGV, c’est souvent le moyen le plus simple, sans correspondance compliquée.
Il séduit aussi les voyageurs attentifs au budget et au rythme : on prend le temps du trajet, on traverse des territoires que la grande vitesse contourne, et la nuit on transforme une longue distance en simple temps de sommeil. Pour un aller-retour express entre deux métropoles bien reliées par le TGV, la grande vitesse gardera l’avantage. Tout dépend de ce que l’on cherche : la vitesse pure, ou une liaison utile et posée d’un point à un autre.
Intercités et TGV, est-ce la même chose ?
Non. Le TGV roule sur des lignes à grande vitesse et relie les grandes métropoles le plus vite possible. L’Intercités circule sur le réseau classique et dessert des villes que la grande vitesse n’atteint pas directement, à une allure moins rapide.
Faut-il réserver pour un train Intercités ?
Cela dépend de la ligne. Certaines lignes de jour sont à réservation obligatoire, avec une place attribuée comme en TGV ; d’autres fonctionnent sans réservation obligatoire. Les Intercités de Nuit, eux, demandent presque toujours une réservation.
Quelles sont les principales lignes Intercités ?
On distingue des lignes de jour à réservation obligatoire, comme Paris–Clermont-Ferrand, Paris–Limoges–Toulouse ou Bordeaux–Toulouse–Marseille, des lignes de jour sans réservation comme Nantes–Bordeaux ou Nantes–Lyon, et plusieurs lignes de nuit au départ de Paris.
Existe-t-il encore des trains de nuit en France ?
Oui. Les Intercités de Nuit relient Paris à des destinations éloignées, surtout vers le sud et les massifs. On y voyage en dormant et on arrive au matin, ce qui fait gagner une journée et évite une nuit d’hôtel.
Comment acheter un billet Intercités ?
Par les canaux de vente habituels de la SNCF : en ligne, sur l’application, en gare ou en boutique. Pour une ligne à réservation obligatoire ou un train de nuit, mieux vaut réserver à l’avance pour trouver de la place et un meilleur tarif.
L’Intercités n’est ni un TGV au rabais ni un TER allongé : c’est un maillon à part, pensé pour relier les villes que la grande vitesse oublie. Repérez la nature de votre ligne, anticipez la réservation quand elle s’impose, et ce train devient souvent la façon la plus simple, et parfois la plus économique, d’aller d’un point à un autre.